lundi 11 octobre 2010

Mon terroir, la mue


Terroir qui a célébré mes aïeuls,
Terroir où jaillit l’espoir de voir mes filleuls,
Je te reconnais plus, tu deviens brouillard,
Terroir où faufilent des Froissarts,
Ta quiétude dantant synonyme d’espoir,
Est pollué par ces stimuli orientés vers le perchoir,
Longtemps enseveli dans les litanies grandioses des majestueux,
Tu es jeté au cœur de la vindicte de l’émoi arrogant et voluptueux,
Tes arbres fruitiers qui se vantaient de leur profil juteux,
Sont dépecés par un collège de cancres vicieux,
Mercantilisme valeur cardinale,
Le self service des avoirs, le foncier une politique territoriale,
Perversion, clientélisme vertu collégial,
Ô terroir, je rêve d’assister à la fin du festin royal gisant dans ton cervelet,
Ô terroir, je supplie ces âmes fécondes de patriotisme,
Ô terroir, j’implore tes fils noyés dans les eaux ténébreuses,
Tes fils qui s’arrachent des mâchoires entachées de quotidien austère,
Nous voilà au cœur du brouhaha vif, entouré de mystères,
La douzaine finira-t-il comme la quarantaine ?
Le prince fera-t-il l’inventaire du grenier ?
Ô terroir le soleil disparait de l’apparition de la lune,
Terroir mon reflet l’horizon s’assombrit……………
BDM

2 commentaires:

  1. WAOW! il est fort hein. c'est qui the gars la?

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  2. C'est Dame Mbengue, un ancien de limamoulaye, un promo qui a fait ses études de lettres à Agadir et Kenitra, comme moi, et qui est en France en Master 2 de Lettres, Diplomatie...
    C'est un véritable ami!

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