dimanche 17 octobre 2010

Ce qu'elle entend par écho!


Echo

Par écho, j’entends ce souffle éteint dans la brise d’ailleurs qui emplit mes sens ; ce souffle de naguère qui hante ma voix.

Le sol qui frémit sous mes pieds, le ciel qui gémit sur ma tête, c’est mon cœur qu’ils saignent de sa blessure dernière, c’est mon âme qu’ils exaltent de sa noblesse première.

Une image s’efface. Un souvenir ? Est-ce le sourire d’un ami ? le chant d’un oiseau qui s’emporte ? la symphonie matinale qui appelle à l’espoir ? Est-ce… ?

Une image se dessine : une ébauche des rêves ? un mirage folie ?

La puissance du désir, l’arme souffle, la pluie et la givre la couvrent.

Par écho, j’entends ce souffle éteint dont la brume d’un futur antérieur voile mon horizon, le chant de la source qui emplit la voix de ma raison, le sanglot des cascades des jours sombres. La plainte d’une conscience égarée ma parait continue. L’espérance naît, elle l’étouffe, la joie culmine, elle l’ébranle.

Par écho, j’entends non seulement ce souffle fantôme qui passe par les failles de la conscience et s’entaille d’autres mais aussi cet avenir antérieur, le rêve utopique qui se dissipe de l’enfant qui grandit et comprend.

FSBD

EFFERVESCENCE


Un soir,
Sobre d'espoir,
Une âme,
Qui sent la trame
S'en va
Triste, au-delà
Des mers
Loin des terres

Misère
En temps de galère
Cria l'absente voix

Ô calme
Mille larmes
D'espoir
Loin du terroir

Binette

lundi 11 octobre 2010

Mon terroir, la mue


Terroir qui a célébré mes aïeuls,
Terroir où jaillit l’espoir de voir mes filleuls,
Je te reconnais plus, tu deviens brouillard,
Terroir où faufilent des Froissarts,
Ta quiétude dantant synonyme d’espoir,
Est pollué par ces stimuli orientés vers le perchoir,
Longtemps enseveli dans les litanies grandioses des majestueux,
Tu es jeté au cœur de la vindicte de l’émoi arrogant et voluptueux,
Tes arbres fruitiers qui se vantaient de leur profil juteux,
Sont dépecés par un collège de cancres vicieux,
Mercantilisme valeur cardinale,
Le self service des avoirs, le foncier une politique territoriale,
Perversion, clientélisme vertu collégial,
Ô terroir, je rêve d’assister à la fin du festin royal gisant dans ton cervelet,
Ô terroir, je supplie ces âmes fécondes de patriotisme,
Ô terroir, j’implore tes fils noyés dans les eaux ténébreuses,
Tes fils qui s’arrachent des mâchoires entachées de quotidien austère,
Nous voilà au cœur du brouhaha vif, entouré de mystères,
La douzaine finira-t-il comme la quarantaine ?
Le prince fera-t-il l’inventaire du grenier ?
Ô terroir le soleil disparait de l’apparition de la lune,
Terroir mon reflet l’horizon s’assombrit……………
BDM